Art et culture PiacenzaArt et culture Piacenza Son amour, elle le reversa sur son fils, Alexandre Farnèse (qui devint le condottiere le plus célèbre d’Europe). Mais Marguerite, grande femme du monde, voulait davantage. Elle voulait un rêve. Elle fit alors réaliser un palais somptueux, de conte de fée. Et tant pis, si pour cela il fallait abattre le château médiéval des Visconti; tant pis, parce que le nouveau palais ducal devait entrer dans l’histoire. C’est ainsi qu’est né le Palais Farnèse (1558), première étape d’un voyage à Plaisance, l’un des rares palais-châteaux en Italie. Bien que le projet de Marguerite ne fut pas achevé, le palais est immense: trois étages, des escaliers monumentaux, des salles décorées, divers musées, la Pinacothèque avec un précieux tableau rond de Botticelli et un immense sous-sol abritant 50 voitures anciennes. Il reste aujourd’hui beaucoup de traces des Farnèse. Il faut tout de suite voir les deux chevaux en bronze, montés par Alexandre Farnèse et par son fils Ranuccio: ils sont considérés comme les monuments équestres les plus beaux d’Europe. Et cela n’arrive pas tous les jours que deux sculptures donnent leur nom à une place: Piazza Cavalli, l’endroit le plus beau de Plaisance. C’est ici que se dresse le « Gotico », symbole de la ville, appelé aussi Palais Communal caractéristique du gothique lombard, tout en merlons et arcades. Au beau milieu des guerres communales, c’est un marchand guelfe, Alberto Scoto, qui le construisit en 1281. Sur le côté, s’élève l’église S. Francesco, dont l’intérieur regorge d’oeuvres d’art: la sculpture de la Pietà est émouvante. Encore quelques pas et l’on arrive Piazza Duomo, là, notre attention est tournée vers cette Cathédrale romane en marbre rose (XIIe s.). Une halte obligatoire: le Théâtre Municipal (1804). La façade s’inspire de celle de la Scala de Milan et est signée Alessandro Sanquirico, le décorateur de la Scala qui, ici au Théâtre Municipal de Plaisance avait aussi créé les décorations intérieures. L’autre scène est le Théâtre des Filodrammatici, ancienne église de Santa Franca du XVIe s., transformée en théâtre au début du XXe s. La façade Liberty est le résultat de la créativité du Placentin Gazzola. Au numéro 13 de la Via San Siro se trouve un palais néoclassique: il s’agit de la Galerie d’Art Moderne Ricci Oddi. Elle possède 850 oeuvres d’art figuratives du XIXe et du XXe s.: Boccioni, Carrà, Campigli, Funi, De Pisis. Légèrement excentré, le long de la Via Emilia, se trouve Collegio Alberoni, qui abrite des tapisseries flamandes et dans la Pinacothèque, le superbe ”Ecce homo” d’Antonello de Messine, outre le Musée des Sciences Naturelles et l’observatoire astronomique. |
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